Philosophe (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)


XII e siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin philosophus , du grec philosophos , « ami de la sagesse, », lui-même composé à l'aide de phileîn , « aimer », et sophos , « habile, sage ».
1. Anciennt. Savant qui s'attache à l'étude rationnelle de la nature. Pythagore, qui s'estimait indigne du nom de sage, fut le premier à prendre celui de . La physique des anciens s. Averroès est un grand andalou de langue arabe du Moyen Âge. Vieilli. Nom qu'on donnait parfois aux alchimistes. La pierre des s , la pierre philosophale.
2. Celui, celle qui se consacre à la philosophie, qui s'attache à dégager la raison dernière de toute chose selon des méthodes, des modes de raisonnement propres à la philosophie ; penseur qui élabore une doctrine philosophique originale, un système cohérent et raisonné. Les recherches, les travaux, les écrits d'un . Étudier, commenter l'œuvre d'un . Ce fut le maître à penser de toute une génération. Une de renom. Les s de l'Antiquité. L'influence des s grecs sur le monde romain. Un cynique, sceptique, épicurien, stoïcien. Plotin fut l'un des principaux s néoplatoniciens. Un cartésien, kantien, marxiste. Un idéaliste, matérialiste, existentialiste. En apposition. Un romancier, un poète . Un mathématicien . Nom donné au XVIII e siècle aux écrivains, aux penseurs qui n'admettaient d'autre autorité que celle de la raison et soumettaient à l'examen critique l'ensemble des savoirs et des croyances religieuses. Les s de l'Encyclopédie. Le parti des s. Dans sa comédie satirique « Les Philosophes », représentée en 1760, Palissot a voulu tourner en dérision les chefs de file de la philosophie des lumières. En apposition. Stanislas I er Leszczynski fut un roi, un souverain . Adjt. Un siècle . Titre célèbre : Le Philosophe ignorant , de Voltaire (1765).
3. Celui, celle qui cultive la sagesse, conforme sa conduite à ses principes et travaille à fortifier son âme contre les coups du sort. Il vécut et mourut en . Un vrai sait résister à ses passions. Un renoncement digne d'un . Par ext. Adjt. Qui supporte les épreuves avec flegme, avec une humeur égale. Restez, soyez ! Titre célèbre : Le Philosophe sans le savoir , pièce de Michel Jean Sedaine (1765).


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Celui qui se consacre à la philosophie. "Pythagore est le premier d'entre les Grecs qui ait pris le nom de . Les s païens. Philosophe stoïcien, platonicien, épicurien. Philosophe sceptique."
Il s'est dit au dix-huitième siècle pour désigner les Écrivains épris d'idées de réforme en matière religieuse, politique, sociale et morale. "Les s ont favorisé la publication de l'"Encyclopédie.
Par apposition, "Un roi , un poète , une femme ".
Il désigne aussi, dans une acception particulière, Celui qui cultive sa raison, qui conforme sa conduite à des principes et travaille à fortifier son âme contre les coups du sort. "Il vécut et mourut en . Un vrai sait résister à ses passions et se vaincre lui- même." Au féminin, "Cette femme est une ."
Il se dit encore d'un Homme qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l'embarras des affaires. "Il s'est retiré pour toujours à la campagne; c'est un , un vrai ."
Il se dit aussi, dans les Collèges, d'un Écolier qui étudie la philosophie.
Il s'emploie adjectivement, dans les deux genres, et signifie Qui est résigné, qui supporte avec sagesse et force d'âme les épreuves. "Il s'est montré très en cette circonstance".



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Dans l'ancienne Grèce, ami de la sagesse.
BAILLY: « Il [Pythagore] est le premier qui se soit fait appeler ; avant lui, les hommes qui se livraient à la contemplation de la nature portaient le nom de sages ; il prit celui de par modestie »

 2   Celui qui s'applique à la recherche des principes et des causes.
PASC.: « Nulle religion que la nôtre n'a enseigné que l'homme naît en péché, nulle secte de s ne l'a dit ; nulle n'a donc dit vrai »
PASC.: « La vanité est si ancrée dans le coeur de l'homme qu'un soldat, un goujat, un cuisinier se vante et veut avoir ses admirateurs ; et les s mêmes en veulent »
BOSSUET: « Que je méprise ces s qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général, d'où le reste se développe comme il peut ! »
FONTEN.: « En fait de découvertes nouvelles, il ne se faut pas trop presser de raisonner, quoiqu'on en ait toujours assez d'envie, et les vrais s sont comme les éléphants, qui, en marchant, ne posent jamais le second pied à terre que le premier n'y soit bien affermi »
VOLT.: « Il y a eu des s de cabinet en France ; et tous, excepté Montaigne, ont été persécutés »
CONDIL.: « Ce sentiment [que les bêtes ont de l'intelligence] est celui du vulgaire : il n'est combattu que par des s, c'est-à-dire par des hommes qui d'ordinaire aiment mieux une absurdité qu'ils imaginent, qu'une vérité que tout le monde adopte »
    Fig.
VOLTAIRE: « Je crois qu'il faut un peu modérer notre enthousiasme pour le Nord ; il produit d'étranges s [à propos de l'assassinat d'Ivan] »
    Absolument. Au moyen âge, le , Aristote.
    Au féminin.
VOLT.: « À propos, monsieur le conseiller, vous saurez que cette [Mme du Chatelet] a gagné un préliminaire de son procès, fort important et qui paraissait désespéré »

 3   Particulièrement. Celui qui s'applique à l'étude de l'homme et de la société, à l'effet de rendre ses semblables meilleurs et plus heureux.
LA BRUY.: « Le consume sa vie à observer les hommes, et il use ses esprits à en démêler les vices et le ridicule »
LA BRUY.: « Il est bon d'être , il n'est guère utile de passer pour tel »
DIDER.: « Je n'accorde le titre de qu'à celui qui s'exerce constamment à la recherche de la vérité et à la pratique de la vertu »

 4   Celui qui cultive sa raison, conforme sa conduite aux règles de la saine morale, et affermit son âme contre les coups du sort.
MOL.: « Pour détromper ma soeur, et lui faire connaître Ce que son à l'essai pouvait être »
PASC.: « Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre heureux [les divertissements] ; et ceux qui font sur cela les s.... ne connaissent guère notre nature »
BOSSUET: « Écoutez à ce propos [la vanité des choses humaines] le profond raisonnement non d'un qui dispute dans une école, ou d'un religieux qui médite dans un cloître... »
VOLT.: « Qu'il y a de différence entre être et parler de philosophie ! »
    Au féminin.
MOL.: « ....à votre fille aînée On voit quelque dégoût pour les noeuds d'hyménée ; C'est une enfin ; je n'en dis rien »
VOLT.: « J'apprends que l'on vient d'imprimer deux nouveaux mémoires sur la vie de cette [Ninon] »
VOLT.: « J'imagine que votre grand'maman [la duchesse de Choiseul] est une vraie »

 5   Celui qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l'embarras des affaires.
DUMARSAIS: « Il n'y a rien qui coûte moins à acquérir aujourd'hui que le nom de : une vie obscure et retirée, quelques dehors de sagesse, avec un peu de lecture, suffisent pour attirer ce nom à des personnes qui s'en honorent »

 6   En un sens particulier, celui qui ne reconnaît pas la révélation.
MASS.: « Ce royaume autrefois le soutien de la foi, et la plus pure portion de son Église, devenu par la licence des discours et l'impiété des sentiments, le théâtre d'honneur des s et des incrédules »
SAINT-SIMON: « Troisvilles fréquenta les toilettes ; le pied lui glissa ; de dévot il devint »
    Nom donné, en particulier dans le XVIIIe siècle, à des hommes qui cultivaient la philosophie et la faisaient servir au renversement des anciennes opinions.
D'ALEMB.: « On avait assuré le roi de Danemark que les s étaient mauvaise compagnie »
D'ALEMB.: « Je suis quelquefois tenté de dire du titre de ce que Jacques Rosbif dit de celui de Monsieur, dans la comédie du Français à Londres : Je ne veux point de ce titre-là, il y a trop de faquins qui le portent »
MARMONTEL: « Il y avait à l'Académie quatre hommes désignés sous le nom de s, étiquette odieuse dans ce temps-là »

 7   Dans les colléges et lycées, étudiant en philosophie.

 8   Alchimiste. Les principes des s sont le sel, le soufre et le mercure.
    Huile des s, huile d'olive dont on imbibe des briques rougies au feu.
    Poudre des s, la poudre de projection.

 9   Adj. Qui est .
FONTEN.: « La religion seule fait quelquefois des conversions surprenantes et des changements miraculeux, mais elle ne fait guère toute une vie égale et uniforme, si elle n'est entée sur un naturel »
VOLT.: « La plupart des femmes et des courtisans n'observèrent autre chose dans cette reine [Christine], sinon qu'elle n'était pas coiffée à la française, et qu'elle dansait mal »
D'ALEMB.: « Je désirerais de voir cette question proposée à tous les s de l'Europe par le plus des souverains »
D'ALEMB.: « Le grand défaut de ce siècle est de ne l'être pas encore assez »
DE BIÈVRE: « Et sur le même plan l'amour nous voit rangés ; C'est un dieu , il est sans préjugés »

 10   Il se dit quelquefois pour philosophique, mais en ce sens il vieillit.
MOL.: « Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville Mon flegme est autant que votre bile »
MOL.: « Qu'il a bien découvert son âme mercenaire ! Et que peu est ce qu'il vient de faire ! »
PASC.: « Quand ils [Platon et Aristote] se sont divertis à faire leurs Lois et leur Politique, ils l'ont fait en se jouant ; c'était la partie la moins et la moins sérieuse de leur vie ; la plus était de vivre simplement et tranquillement »
Mme DE LAFAYETTE: « Il [Mazarin] mourut au bois de Vincennes avec une fermeté beaucoup plus que chrétienne »
SÉV.: « Il me semble que la mort du roi d'Angleterre [Charles Il] devient plus et anglaise que chrétienne et catholique »
BERNIS: « D'un oeil et tranquille Tu vois les intrigues des cours »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
MARC POL: « Et si a en ceste cité moult de s et moult de mires [médecins] »
    XIVème siècle
H. DE MONDEVILLE: « Le [Aristote] dist ou [au] premier des Elenches »
    XVème siècle
CHRIST. DE PISAN: « Jà tant ne montera la niceté du peuple, que nom de très honorable et très saint ne demeure »
     Hist. de Bouciq. IV, 6: Ce bon mareschal se peut bien appeler d'armes, c'est à dire amateur de la science d'icelle
    XVIème siècle
RAB.: « Veistes vous oncques chien rencontrant quelque os medulaire ? c'est, comme dict Platon, la beste du monde plus »
MONT.: « Les femmes s qui se mesloient à leur secte [des cyniques] »
PASQUIER: « Vous verrez au long aller ce beau nom de poete venir au nonchaloir du peuple, ainsi que celuy de que l'on adapte maintenant à ces tireurs de quint-essence »

ÉTYMOLOGIE
    Prov. ; espagn. et ital. filosofo ; du lat. philosophus ; du grec, qui aime, et, sagesse, lequel est de même radical que le lat. sapus, habile, sapere, savoir.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE PHILOSOPHE. Ajoutez :

 11   Un des noms de l'argilah ou cicogne à sac (voy. ARGILAH au Supplément).
     Journ. offic. 18 mars 1874, p. 2094, 2e col.: Le public, frappé de la gravité de sa démarche et de l'air penseur de son crâne dénudé, lui a donné le nom plus pittoresque de ou d'adjudant


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Celui qui s'applique à l'étude des sciences, et qui cherche à connaître les effets par leurs causes et par leurs principes. "Pythagore est le premier d'entre les Grecs qui ait pris le nom de . La physique des anciens s est pleine de rêveries. Les s ne parviennent à soulever qu'un coin du voile de la nature. Les s grecs. Les différentes sectes de s. Les s païens. Philosophe stoïcien, platonicien, épicurien. Philosophe sceptique. Un grand . Un célèbre . Un des premiers s de son temps."
Il signifie particulièrement, Celui qui s'applique à l'étude de l'homme moral et de la société, avec l'intention de répandre des vérités qui rendent ses semblables meilleurs et plus heureux. "Socrate est le modèle des s. Les vrais, les faux s. Pour s'instruire à réformer les hommes, le doit commencer par se réformer lui-même."
Il signifie aussi, dans une acception particulière, Celui qui cultive sa raison, conforme sa conduite aux règles de la saine morale, et travaille à fortifier son âme contre les coups du sort. "Il vécut et mourut en . Il reçut cette nouvelle en vrai . Un vrai sait résister à ses passions, et se vaincre lui-même." On dit dans le même sens, "C'est un pratique."
Il se dit encore d'Un homme qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l'embarras des affaires. "Il s'est retiré pour toujours à la campagne; c'est un , un vrai ."
Il se disait autrefois, dans les Colléges, d'Un écolier qui étudiait en philosophie.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'emploie quelquefois adjectivement; et alors il est des deux genres. "Un roi . Un poëte . Une femme . Un siècle ."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Celui qui s'applique à l'étude des Sciences, et qui cherche à connoître les effets par leurs causes et par leurs principes. "Pythagore est le premier d'entre les Grecs qui ait pris le nom de Philosophe. Les anciens Philosophes. Les Philosophes Grecs. Les différentes sectes des Philosophes. Les Philosophes Païens. Philosophe Stoï cien. Philosophe Platonicien. Philosophe Cynique. Philosophe Moral. Un grand Philosophe. Un célèbre Philosophe. Un des premiers Philosophes de son temps".
On appelle aussi "Philosophe," Un homme sage, qui mène une vie tran<-> quille et retirée, hors de l'embarras des affaires. "Il s'est retiré pour toujours à la campagne, c'est un Philosophe, un vrai Philosophe".
Dans les Colléges, on appelle "Philosophe, " Un écolier qui étudie en Philosophie.
Les Alchimistes ce donnent le nom de Philosophes par excellence. Ainsi en termes d'Alchimie, on dit, "L'or des Philosophes, la poudre des Philosophes, " pour dire, L'or des Alchimistes, la poudre de projection.
"Philosophe," s'emploie quelquefois adjectivement, comme dans ces phrases: "Un Roi Philosophe; un Poëte Philosophe; une Femme Philosophe".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Celui qui s'applique à l'étude des Sciences, & qui cherche à connoître les effets par leurs causes & par leurs principes. "Pythagore est le premier d'entre les Grecs qui ait pris le nom de Philosophe. Les anciens Philosophes. Les Philosophes Grecs. Les differentes sectes des Philosophes. Les Philosophes Païens. Philosophe Stoïcien. Philosophe Platonicien. Philosophe Cynique. Philosophe Moral. Philosophe Chimique. Un grand Philosophe. Un célèbre Philosophe. Un des premiers Philosophes de son temps."
On appelle aussi "Philosophe," Un homme sage, qui mène une vie tranquille & retirée, hors de l'embarras des affaires. "Il s'est retiré pour toujours à la campagne, c'est un Philosophe, un vrai Philosophe."
Il se dit aussi quelquefois absolument d'Un homme, qui par libertinage d'esprit, se met au-dessus des devoirs & des obligations ordinaires de la vie civile & chrétienne. "C'est un homme qui ne se refuse rien, qui ne se contraint sur rien, & qui mène une vie de Philosophe."
Dans les Colléges, on appelle "Philosophe," Un écolier qui étudie en Philosophie.
Les Alchimistes se donnent le nom de Philosophes par excellence. Ainsi en termes d'Alchimie, on dit, "L'or des Philosophes, la poudre des Philosophes," pour dire, L'or des Alchimistes, la poudre de projection.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

PHILOSOPHER, v. n. PHILOSOPHIE. s. f. PHILOSOPHIQUE, adj. PHILOSOPHIQUEMENT, adv. ["Filozofe", "fé", "fi-e", "fike", "fike-man": 4e "e" muet au 1er, "é" fer. au 2d, lon. au 3e: 5e "e" muet aux 2 dern.] La "Philosophie", en général, est la Science qui consiste à conaître les chôses par leurs causes et leurs éfets. Suivant son étymologie, qui est grecque, ce mot signifie "l'amour de la sagesse". 'Savoir, étudier, enseigner "la Philosophie". 'La "Philosophie" comprend la Logique, la Métaphysique, la Morale, la Physique. = On prend le mot de "Philosophie" en particulier, tantôt pour la Métaphysique, tantôt pour la Morale. = On l'emploie souvent aussi pour signifier une certaine élévation et fermeté d'esprit par laquelle on se met au-dessus des accidens de la vie et des préjugés, des fausses opinions du monde. 'On a souvent démontré que la Religion est la vraie "Philosophie"; et que la "Philosophie" humaine toute seule est une faible ressource dans les grandes adversités.
   PHILOSOPHIE, en termes d'Imprimerie, est un caractère qui est entre le Cicéro et le Petit-Romain.
   PHILOSOPHE est 1°. celui qui s'aplique à la Philosophie.
- 2°. Homme sage, qui se met au-dessus de l'ambition, de la cupidité, et mène une vie tranquile et retirée.
- 3°. Abusivement, incrédule, libertin d'esprit, qui, sous prétexte de s'afranchir des préjugés, se met au-dessus des devoirs de la Religion et des bienséances, s'élève même, quand il le peut sans danger, contre les lois divines et humaines et contre le Gouvernement. Cette espèce de "Philosophes" s'est extrêmement acrûe.
- 4°. Ècolier qui étudie en Philosophie. = Il s'emploie quelquefois "adjectivement". 'Des âmes "Philosophes": le peuple "philosophe". L'Abé "Sabat." de Castres. 'Un ton "philosophe", sans pédanterie. "J. J. Rousseau". Ce mot est aujourd'hui presque toujours pris en mauvaise part. "Marin".
   PHILOSOPHER signifie tantôt "traiter des" matières de philosophie, tantôt "raisoner" conformément aux principes de la Philosophie; tantôt "parler", converser "sur" diverses choses de Morale et de Physique; tantôt raisoner trop subtilement sur quelque chôse. 'Il ne faut pas tant "philosopher".
   PHILOSOPHIQUE, qui apartient à la Philosophie. Raisonement, discours "philosophique". = "Philosophiquement", d'une manière philosophique: Parler d'une chôse "philosophiquement". = En : 'Vivre "philosophiquement".




Emplacement dans le dictionnaire :

philologue
philomathique
philonisme
philosophailler
philosophaillerie
philosophal
philosophale
philosophaliste
philosophâtre

philosophème
philosopher
philosophesque
philosophie
philosophique
philosophiquement
philosophisme
philosophiste
philosopho-théologique
philotechnique
philtre




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...place de l'individu dans la société, de nulle qu'elle était à l'origine, allait en grandissant avec la civilisation. Mais ce fait incontestable s'est présenté à nous sous un tout autre aspect qu'au philosophe anglais, si bien que, finalement, nos conclusions s'opposent aux siennes plus qu'elles ne les répètent. Tout d'abord, suivant lui, cette absorption de l'individu dans le groupe serait le résultat...


Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...jaillir un théorème nouveau ; chez le médecin qui, à un signe imperceptible, reconnaît du coup une maladie et en prévoit en même temps la marche ? Comparez la technique si élémentaire de l'ancien philosophe, du sage qui, par la seule force de la pensée, entreprend d'expliquer le monde, et celle du savant d'aujourd'hui qui n'arrive à résoudre un problème très particulier que par une combinaison très...


Citation n°3 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...que l'évolution sociale a une limite qui ne saurait être dépassée, c'est que, suivant lui, le progrès n'a d'autre raison d'être que d'adapter l'individu au milieu cosmique qui l'entoure. Pour ce philosophe, la perfection consiste dans l'accroissement de la vie individuelle, c'est-à-dire dans une correspondance plus complète de l'organisme avec ses conditions physiques. Quant à la société, c'est un des...


Citation n°4 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...désagréable ; elle rougissait et croyait très volontiers que son mari était un ange ; elle oublia tout ce qu'elle avait vu, tout ce qu'elle avait appris malgré elle et tout ce que son parrain le philosophe lui avait enseigné, et il n'y eut jamais de femme plus vertueuse à la fois et plus agréable à son mari, car elle était venue au monde avec une âme simple dans une chair bien portante. Les exemples...


Citation n°5 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...ont un triple but. Elles doivent fournir un instrument pour l'étude de la nature. Mais ce n'est pas tout : elles ont un but philosophique et, j'ose le dire, un but esthétique. Elles doivent aider le philosophe à approfondir les notions de nombre, d'espace, de temps. Et surtout leurs adeptes y trouvent des jouissances analogues à celles que donnent la peinture et la musique. Ils admirent la délicate...


Autres Recherches
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici


Accès direct à ptidico.com: cliquez ici...